.Bienvenue ..

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Without further ado ... Présentation rapide du contenu de ce blog. Cette fiction est traduite de l'anglais principalement par Hélène (moi) et ArianeTh. L'auteur de la fiction a pour pseudonyme Majestrix si certaines connaissent. Bref, cette fiction sera M-preg, Angst, Drama & Twincest. Les personnes qui ont un de ces genres en travers de la gorge sont priées de sortir. Pour les autres, je souhaite une bonne lecture. Et sans plus de discours, ...

_____________Makes Three ...

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# Posté le samedi 28 juin 2008 06:27

Modifié le lundi 17 août 2009 11:03

*C h a p i t r e * o1*I s * p u d d i n g * r e a l l y * t h e * a n s w e r * ?*

*C h a p i t r e * o1*I s * p u d d i n g * r e a l l y * t h e * a n s w e r * ?*
miimiim
mii♥iiimiimm
miimiimmiim________________________Le pudding est-il vraiment la solution ?
miimmiimiim


"Sérieusement, l'odeur est affreuse." Bill secoua la tête et plissa le nez.
Tom haussa les épaules, fronçant les sourcils vers le plat de pâtes devant lui.

"Mais tu aimes les pâtes."

"Je n'aime pas ça." Il secoua encore la tête et se précipita loin de la nourriture malodorante de Tom.

"Tu es bizarre. Tu as été bizarre récemment." Mentionna tranquillement Tom, tordant le rigatoni sur sa fourchette et le mettant dans sa bouche. Bill l'observa avec une horrible fascination avant de se détourner.

Je ne vois pas de quoi tu parles.” Bill regarda Tom alors que celui-ci tirait le poivrier près de lui et aspergeait son plat avec. Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Il se leva et partit en courant la main sur la bouche. Georg le regarda partir anxieusement ; arrêtant sa fourchette juste devant sa bouche. Il cligna des yeux et se tourna vers Tom, finissant son morceau.

Qu'est ce qu'il se passe ?

Je ne sais pas. Il a dit qu'il s'était senti drôle récemment ... Je ne sais pas.” Tom haussa les épaules et continua son repas, jetant un coup d'½il vers Georg qui haussait les épaules à son tour et quittait la table pour aller chercher un peu plus de nourriture. Il se demanda ce qui se passait avec son petit frère.

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Bill respira à fond et se libéra rapidement, soulagé que son estomac ait arrêté de se soulever. Ça commençait à devenir ridicule. Se relevant, il s'approcha lentement de l'évier et se brossa les dents, avide de ne plus avoir le goût de la bile dans sa bouche. Examinant son reflet dans le miroir, il blanchit en apercevant ses yeux cernés et la pâleur de sa peau.

La nuit dernière avait été longue et il était parti se coucher plus tôt, sans dîner, se plaignant d'un gros mal de tête. Au milieu de la nuit, il s'était réveillé la faim au ventre et avait fouillé le réfrigérateur du bus à la recherche de quelque chose de comestible. La seule chose qui avait réussi à le satisfaire était un Kebab que Tom avait acheté dans la journée, dans une ville par laquelle ils étaient brièvement passés.

Ça ne lui avait pas semblé si génial que ça, mais ça sentait délicieusement bon, et Bill s'était jeté dessus comme s'il n'avait jamais rien mangé de sa vie. Pendant une délicieuse heure il avait été béat, complètement repu jusqu'à ce qu'il sente que ça remontait. Bill avait à peine réussit à atteindre la salle de bain à temps. Que se passait-il ? Il jeta un dernier regard à son reflet et éteignit la lumière avant de quitter la petite pièce.

Il leva les yeux et vit Tom le regarder fixement, l'attendant. “Merde Tom, tu m'as presque fait peur.” Siffla-t'il, la tête lui tournant brièvement à cause des mouvements du bus. Tom posa sa main contre le mur pour se stabiliser, mais ne détournait pas le regard.

Je te regardais.” Dit-il simplement. Bill était fatigué, il avait mal partout, et son estomac le faisait atrocement souffrir. Il n'avait pas envie de jouer à ce jeu maintenant.

Tu me regardes toujours, tu te souviens ?” Chuchota Bill, ne voulant réveiller personne pendant qu'ils avaient cette conversation. “Qu'est-ce qu'il y a ?

Si quelque chose n'allait pas, tu me le dirais pas vrai ?” Demanda Tom, incertain.
Bill le regarda comme s'il était fou.

A qui d'autre tu voudrais que je le dise ?

Je ne sais pas.” Tom haussa les épaules en se passant les mains sur le visage. “Je suis juste ... Tu as beaucoup été malade ces derniers temps.

Crois moi, j'avais remarqué.” Bill haussa les épaules, imitant son jumeau. “Je ne sais pas ce qui ne va pas.

Tu devrais peut-être aller voir un docteur.

Non. Regarde, c'est pas grand-chose, sûrement un virus ou un autre truc dans le style.

Peut-être.” Tom n'avait pas l'air convaincu et le c½ur de Bill se réchauffa. Il s'inquiétait vraiment pour lui. Bill s'approcha de Tom et se blottit doucement contre lui. “Je n'aime pas te voir malade.” Chuchota Tom à l'oreille de Bill.

Je sais. Ça va vite passer.

Ouais. Tu veux un peu de compagnie ce soir ?” Bill se retira brusquement et regarda son frère.

On avait dit que c'était trop risqué.

Je ... j'ai besoin de t'avoir contre moi cette nuit, c'est tout.” Tom fit courir sa main le long du bras de Bill. Ce simple geste réchauffa l'estomac de Bill de façon réconfortante et il soupira de plaisir.

Okay. Mais pas trop longtemps.” Dit Bill en s'éloignant et en regardant Tom dans les yeux. Son frère accepta et ils grimpèrent dans la couchette de Tom, juste en dessous de la sienne. Bill se laissa bercer, Tom l'entourant facilement de ses bras. Bien que Bill soit le plus grand, lorsqu'ils étaient couchés comme ça ensemble, il se sentait toujours minuscule. Tom déposa de petits baisers sur sa nuque, caressant son bras de manière réconfortante et avant que Bill ne réalise que Tom traçait des cercles paresseux sur son ventre, la pression accumulée dans son estomac diminuait. Bill se détendit et s'assoupi quelques instants plus tard, satisfait.


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C'est pas possible que tu perdes encore du poids, si ?

Bill leva les yeux de son magazine et regarda David en fronçant les sourcils. “Quoi ?

Est-ce que tu as perdu du poids ? Je croyais qu'on en avait déjà parlé. Tu ne peux pas être trop maigre.” David s'assit à la table en face de lui et Bill roula des yeux, reportant son attention sur son magazine.
Tu sais que je mange David. Tu es là pratiquement à chaque fois que je le fais.” Dit-il en tournant une page. “Et qu'est ce qui te fait penser que je perd du poids ?

Parce que le T-Shirt que tu portes est sensé être bien ajusté. Mais tu flottes dedans.” David mit sa main sur le magazine de Bill, l'obligeant à lever les yeux. “Est-ce que tout va bien ?

Ouais ...” Dit lentement Bill, en essayant de libérer le journal de la poigne de son manager.

Okay Bill. J'ai remarqué que tu étais assez fatigué ces temps-ci. J'essaie juste de m'assurer que tu ailles bien. On a programmé beaucoup de choses pour ce tour, surtout que la prochaine tournée se fera juste après celle-ci.

Oui David.” Bill attendit patiemment que son manager ait finis de râler puis se précipita à l'avant du bus. Il ne voyait vraiment pas ce qu'il aurait pu lui dire d'autre car il ne savait pas lui-même ce qui lui arrivait. Bill était presque tout le temps épuisé, après chaque concert il avait envie de se pelotonner dans son lit, mais ils avaient toujours des autographes à signer et un million d'autres choses à faire qui l'empêche d'aller se coucher.

Et quand ils rentraient enfin dans le bus...il n'arrivait pas à dormir. Le mouvement régulier des balancements du bus avaient l'habitude de l'apaiser quand il était épuisé, mais depuis quelques temps, ils l'empêchaient de fermer l'½il. Son corps demandait un lit stable, mais les hôtels étaient un luxe qu'on leur accordait seulement lorsque c'était vraiment nécessaire. Bill soupira et regarda distraitement par la fenêtre.

Qu'est ce qui ne va pas ?

Rien Gustav. J'ai l'impression d'entendre David.” Bill se tourna vers son ami avec un sourire triste. Le batteur blanchit et s'assit en face de lui, ouvrant une coupe de pudding.

Est-ce que je n'ai pas toujours tout fait pour toi ? Ne dis plus jamais ça.” Gustav sourit et lécha le sommet du couvercle. Bill jeta un coup d'½il au dessert et se redressa brusquement. “Quoi ? On dirait que tu n'as jamais vu de pudding de ta vie.

C'est quelle saveur ?” Demanda-t-il curieusement.

Banane ... pourquoi ?

Est-ce qu'il y en a d'autre ?” L'estomac de Bill gronda et sauta joyeusement à la simple pensée de pudding à la banane. Il pouvait presque sentir le goût sur sa langue.

Nan, c'est le dernier.” Gustav était alarmé du changement de comportement soudain du plus jeune. “Ça va pas ?

Pourquoi quelque chose qui semble si bon, vous est il toujours arraché de façon aussi cruelle ?” Bill n'arrivait pas à comprendre pourquoi il se sentait ainsi face à une coupe de pudding. “Je suis juste ... Je ne sais pas.” Il secoua la tête, essayant de se ressaisir. “Ignore-moi.

Je suis sûr que je n'aurais aucun problème avec ça.” Gustav regarda en fronçant les sourcils, l'air totalement déprimé qu'affichait le visage de Bill et soupira, poussant la coupe de pudding vers lui.

Bill couina. “Tu es sûr ?” demanda-t-il en plongeant son doigt pour en retirer un morceau, qu'il lécha ensuite avec une moue de plaisir. Gustav hocha la tête, en roulant des yeux.

Bill fredonnait un air entrainant, dodelinant de la tête. "Tu peux m'apporter deux autres tasses de ce pudding au chocolat aussi ?"

Gustav ria."Très bien, mais faudra pas t'étonner si tu vomis plus tard."

Il s'était produit tout l'inverse. Deux jours plus tard, Bill n'avait pas vomi une seule fois. Il réalisa que ce dessert au chocolat était la seule chose que son corps voulait bien gardait, il décida d'en acheter plus lorsque l'autobus fera son prochain arrêt.

Tom marchait derrière lui, ayant grand besoin d'un autre paquet de cigarettes. Il se saisit d'un paquet et se dirigea vers la caisse centrale pour payer ses achats quand il vit Bill lire avec attention une sélection de pudding. Quand son frère avait-il autant changé ? Qui était ce Bill qui se demandait avec excitation lequel de ces parfums choisir, vanille ou caramel ?

"Je déteste le caramel." Murmura Tom, s'approchant derrière lui. Bill regarda par dessus son épaule et souri, levant les yeux au ciel.

"Tu détestes le caramel au beurre, tu te souviens ? Ce caramel est différent, et en plus, il est pour moi, pas pour toi." Répondit Bill, tenant les paquets devant lui, toujours en train d'essayer de se décider.

"Prends les deux." Dit Tom, ouvrant un paquet de cigarettes et fouillant dans ses grandes poches à la recherche d'un briquet. "T'as du feu ?"

Bill secoua la tête. "Tu sais que j'ai arrêté." Tom leva les yeux au ciel. Il y a deux ou trois mois, David avait demandé à Bill de réduire sa consommation de cigarettes s'il voulait garder sa voix, Bill avait finalement consenti a utilisé ces nouveaux patchs qui étaient garantis cent pour cent de réussite.

Tom pensait réellement qu'il n'allait pas tenir. Deux semaines après avoir commencé à mettre les patchs, Bill avait arrêté de fumer ; puisque Tom avait lu quelque part qu'il ne fallait pas fumer et mettre un patch en même temps. Bill assurait qu'il ne ressentait aucun manque et finalement Tom dû croire qu'il disait vrai car depuis, Bill ne sentait plus la cigarette.

"Juste parce que tu ne fumes plus, ne croit pas que tu ne peux pas te rendre utile."

Tom râla, souriant, quand il finit par trouver son briquet. "Je vais à l'extérieur."

"Bien."

"Dépêches-toi de choisir." Tom leva les yeux au ciel et se dirigea à l'extérieur, allumant sa cigarette et inhalant la fumée âcre qui s'en dégageait. Une partie de lui se sentait triste de ne plus partager ces moments là avec Bill, l'autre était sacrément fière que son petit frère réussisse à arrêter cette mauvaise habitude. Mais son jumeau n'avait jamais fumé comme Tom le faisait. Lui, c'était surtout pour calmer ses nerfs. Pour Tom, c'était calmer ses angoisses, problèmes, il était presque tout le temps angoissé.

Quelques minutes avaient passé, Tom observait le personnel rire, se chamailler, se détendre de cette vie sur la route ; crevant d'envie pour une pièce où ils auraient de l'espace avant de reprendre la route dans le tour bus. Qu'est-ce qui prenait autant de temps à Bill ? Il prit une dernière taffe et jeta sa cigarette au sol, l'écrasant du bout de sa basket.

Il se redirigea à l'intérieur en râlant, mais riant doucement. "Bill, qu'est-ce que tu fais ?"

"Je veux du pudding." Répondit son jumeau, comme si c'était une évidence. Trois, quatre cartons en main, Bill commençait à porter tous ces précieux puddings au caramel ou à la vanille, de l'étagère à la caisse. Tom l'observa un instant et secoua la tête, il aida quand même son frère en se saisissant des derniers huit puddings placés sur la dernière étagère, et accompagna Bill jusqu'au caissier. "Merci."

"Pas de problème. Où vas-tu stocker tout ça ?" Demanda Tom, regardant vers le bas et comptant rapidement. Vingt-quatre cartons. Ca faisait un nombre de pudding drôlement impressionnant. "Tu veux vraiment tout ça ?"

"Oui." Bill sortit promptement sa carte de crédit et sa carte d'identité, souriant à l'homme pour faire avancer la transaction.

"Encore une fois, je te demande où vas-tu mettre tout ça ?"

"Le petit placard au-dessus du réfrigérateur. Personne ne l'utilise."

"Parce que c'est un faux, Bill."

"Vraiment ?" Demanda-t-il, étonné.

"Oui." Tom secoua la tête et se pencha sur le comptoir, levant ses yeux vers son frère, tapotant nerveusement des doigts le comptoir. "Pourquoi achètes-tu tout ça ?"

"Parce que c'est la seule chose que je ne vomis pas." Tom cligna des yeux, retournant son visage vers Bill et ainsi mieux voir son visage.

"Est-ce que tu es toujours malade ?"

"Je ne sais pas. Je me sens bien. Juste un peu fatigué." Bill haussa les épaules, refixant son attention vers le caissier, récupérant sa carte bancaire ainsi que sa carte d'identité, signant d'un geste rapide le reçu et le rendant. "Et je n'ai pas eu beaucoup d'appétit ces derniers temps. Juste envie de pudding."

"Juste envie de pudding." Répéta Tom, clairement troublé. "Je ne pense pas que ce soit normal, Bill." Son jumeau se retourna vers lui dans un accès de colère.

"Tu te souviens quand tu avais décidé que tout ce que tu mangerais serait du beurre de cacahuètes et des sandwichs à la gelée ?"

"Bill, c'était il y a longtemps !"

"C'était il y a cinq ans." Tom rougit au moment où le caissier leur sourit poliment, leur tendant le sac.

"Et si on ne parlait pas de ça ici ?"

"Et si on n'en parlait pas du tout ? Je veux du pudding, poursuis-moi en justice si tu veux. Ce n'est pas un crime et c'est mon corps." Bill respira à fond et se frotta les temples.

"Je suis désolé, je ne voulais pas te parler si méchamment."

"Tu as raison, c'est ton corps." Dit Tom avec hésitation. Bill le regarda et inclina la tête.

"Je suppose que oui."

Silencieusement, ils prirent les sacs et marchèrent en direction de l'autobus. Après un moment, ils avaient finalement reprit la route, mais Tom n'arrivait pas dormir. Il était dans sa couchette, regardant fixement par la fenêtre une ville inconnue par laquelle ils passaient. Il entendit le rideau s'ouvrir mais ne se retourna pas, trop confortablement installé pour vouloir se déplacer.

"Hé, tu veux peut-être être seul ?"

Tom tressauta quand Bill brisa doucement le silence. Il se tourna pour jeter un coup d'oeil en arrière et haussa les épaules.

"Non, tu peux me rejoindre si tu veux." Répondit-il, fixant de nouveau son regard vers la fenêtre.

"Je veux bien."

"Viens alors." Bill se glissa dans la couchette et fila près de Tom, s'adossant avec son épaule contre la poitrine de Tom, il regardait maintenant fixement vers le haut, continuant à observer le paysage qui défilait.

"T'es fâché contre moi ?" Demanda Bill doucement, jouant avec la fermeture éclair du sweat à capuche de Tom. Ca sentait la fumée de cigarette, le plein air mais surtout son parfum préféré, Tom.

"Non. Je m'inquiète juste pour toi." Tom plongea son regard vers le bas et soupira. "Tu sais que je m'inquiète."Bill acquiesça de la tête.

"Ne le fait pas."

"C'est dur en t'ayant pour frangin." Il le taquinait, riant doucement, pour réponse Bill lui donna un petit coup de poing dans l'estomac. "Sérieusement, quoique, je m'en fiche de savoir que la seule chose que tu veux manger soit des pois. Je veux juste que tu sois heureux." Tom l'embrassa sur le front. Bill soupira, gémissant, et se tortillant. "Quoi, qu'est ce qui ne vas pas ?"

"Je ne veux pas que tu m'embrasses là." Bill tira sur le col du sweat à capuche de Tom.

"Vraiment ?" Il pencha un peu plus sa tête vers le bas et embrassa Bill sur la joue.

"Tomi ... non, là non plus." Bill bouda, cette réaction fit rire Tom. Il gémit encore quand son jumeau embrassa son nez puis ensuite son menton. "Muai, tu te rapproches."

"Vraiment ?" Tom fit semblant de réfléchir. "Si ce n'est pas là, où ça peut être ?" Bill leva les yeux au ciel et rejeta sa tête vers le haut, appuyant doucement sa bouche contre celle de Tom. "Là ?"

"Là." Confirma Bill.

"Oh." Tom tira Bill contre lui et prit sa joue dans le creux de sa main, pour l'embrasser fermement, léchant les lèvres de Bill brièvement avant d'entrer. Ils restèrent comme ça quelques minutes, jusqu'à ce que Bill soit à bout de souffle.

"Mieux ?" Le ton suffisant de la voix de Tom fit glousser Bill.

"Tu as toujours été doué pour ça." Admit Bill, fermant ses yeux et penchant sa tête contre la poitrine de son frère. Il pu entendre un petit grondement sourd quand Tom ria silencieusement.

"Crois-moi, tu y arrives aussi bien." Tom changea de position dans la couchette, troublé qu'un si petit baiser le rende si dur, mais avec Bill il suffisait toujours de peu. "Bon Dieu, je regrette que nous ne soyons pas dans un hôtel ..." Marmonna-t-il dans les cheveux de Bill.

"Bien, désolé de te décevoir, mais je suis fatigué de toute façon." Bill leva les yeux vers son frère en s'excusant. "Désolé, vraiment."

"Non, ne le soit pas." Murmura Tom, regardant les cernes sous les yeux de son frère. Durant ces dernières semaines, il pouvait se rappeler avoir vu Bill bâiller à intervalles étranges, particulièrement épuisé après une interview relativement courte et à bout de force après des concerts. Il s'inquiétait un peu. Il se pencha vers Bill et l'embrassa de nouveau, cette fois avec l'intention de le réconforter.

Bill soupira contre ses lèvres et passa ses bras autour du cou de Tom, le tirant tout près. Même quand ils étaient enfants, quand Bill commençait à s'endormir, il avait soudainement besoin de Tom tout proche de lui avant qu'il ne sombre dans un sommeil profond.

"Pourquoi tu ne retourne pas dans ta couchette ?"

"Parce que je suis plus à l'aise ici que dans ma couchette."

"Comment va ton estomac ?" Demanda Tom après un moment.

"Calme pour cette fois."

Bill sombrait ; la voix de Tom agissait sur lui comme une berceuse.

"Allez. Bill, vas te coucher. Tu le regretteras demain." Bill ne répondit pas, se contentant juste de resserrer sa prise autour de son frère. Tom soupira, passant ses mains de haut en bas du côté de l'estomac de Bill, se demandant ce qui pouvait autant épuiser son frère. Il écouta la respiration de son jumeau se ralentir et devenir plus régulière.

Bill se tenant toujours fermement au cou de Tom, ne voulant toujours pas le libérer. Se souriant à lui-même, Tom ferma les yeux et tomba lui aussi dans un sommeil profond, ce qui était normal puisqu'il tenait son doudou dans ses bras.

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# Posté le dimanche 29 juin 2008 16:41

Modifié le mardi 15 juillet 2008 11:09

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miimiimmiim________________________ Est-ce que nier est vraiment la solution ?
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Bill cracha dans la cuvette des toilettes et fronça les sourcils, il tira la chasse d'eau rapidement et s'essuya encore la bouche. Ça devenait vraiment ridicule.
Il posa sa tête contre la porte de la cabine et soupira, attendant que son estomac ait décidé de se calmer.

Même l'idée du pudding n'arrivait pas à le détendre. A cette pensée, il se retrouva plié en deux au dessus des toilettes, son ventre se contractant, bien qu'il doute sérieusement qu'il puisse encore y avoir quelque chose dans son estomac. Quand le dernier spasme prit fin, il gémit misérablement, se plaignant.

Bill ?

Il attrapa brusquement un mouchoir en papier, s'essuya la bouche, le jeta dans la cuvette et tira à nouveau la chasse d'eau.

Ouais ?” croassa Bill.

Il avala sa salive et grimaça en sentant le goût de bile.

Tu vas bien ?

Oui, Georg. Qu'est ce qu'il y a ?

Tu es encore là-dedans, voilà c'qu'il y a. Allez, sors.

Bill soupira et frotta son visage avec ses mains, ne se souciant pas du fait qu'il étalait son maquillage. Il déverrouilla la porte et sortit, jetant un bref regard à son ami avant de se diriger vers les lavabos. “Qu'est ce qui ne va pas chez toi en ce moment ?

J'sais pas.

Bill ...

Georg avait horreur de voir quelqu'un qu'il aimait être malade, et Bill ne faisait pas exception. Il savait que s'il continuait à l'interroger sur sa santé, il continuerait à nier et à ignorer les faits jusqu'à ce que ... Georg ne trouve de quoi il s'agisse. “Quand est ce que tu vas chez le médecin ?

Bill gémit et ouvrit le robinet, se passa de l'eau froide sur le visage puis bafouilla contre l'eau dégoulinante alors qu'il cherchait des serviettes en papier autour de lui. “Bordel !” dit-il en sentant le distributeur de serviettes vide. “Qu'est ce que c'est que cette putain de salle de bain sans foutues serviettes ?

Calme toi. Attends.” Georg quitta le mur contre lequel il était appuyé, entra dans une autre cabine, apporta une serviette à Bill et sourit lorsque celui-ci la lui arracha impatiemment des mains pour la frotter contre son visage. “Mieux ?

Ouais.” avoua-t-il, alors qu'il jetait le mouchoir trempé et sortait de la salle de bain. Georg l'empêcha d'aller plus loin et le tira vers lui, le regardant dans les yeux.

Tu n'as pas répondu à ma question.

Si. J'ai dis que c'était mieux.

Bill ne regardait pas Georg car il savait que ce n'était pas de cette question là dont il parlait.

Ouais, essaye encore.” dit-il, en essayant de paraître le plus sévère possible.

Bill le regarda et craqua, il ne pourrait rien faire tant que son ami n'en aurait pas finit avec lui.

Bien, je ne veux pas avoir le rôle du parent concerné et agaçant, mais je le prends. Quand est ce que tu vas chez le médecin ?

Je n'y vais pas Georg. On n'a pas le temps.” Bill ne voulait pas avoir cette conversation maintenant, et même à n'importe quel autre moment d'ailleurs.

C'est des conneries Bill. Si n'importe lequel d'entre nous va mal, David s'en occupera. Tu as juste à lui dire que tu ne te sens pas bien, il ralentira le rythme et on aura un docteur rapidement.

Tu sais que je déteste les médecins.

Et c'est pour ça que tu fais tout ce cinéma ?” Bill ouvrit la bouche pour répliquer mais il n'avait aucun argument. “Je suis sérieux Bill, tu es tout le temps fatigué et tu manges des trucs vraiment bizarres. D'abord le pudding et maintenant les frites avec du beurre ?

Il blanchit.

Hey, c'est meilleur que ce que tu penses.” se défendit Bill, se demandant quelles chances il avait d'obtenir à nouveau des frites avant d'arriver à l'hôtel. Ils venaient de finir de jouer dans une arène à Lisbonne et il avait attendu avec impatience ces deux jours de repos. Tout ce qu'il aura à faire, il le fera à l'hôtel.

Ouais, je te prends au mot. Sérieusement Bill, fais quelque chose, ce n'est pas normal.

Je sais que ce n'est pas normal.” dit-il à contrec½ur. “Si tu veux, j'irais regarder mes symptômes en ligne et s'ils sont sérieux, j'irais chez le docteur, okay ?

Et tu me le diras s'ils le sont ?” demanda Georg, fronçant les sourcils. La définition du mot 'sérieux' de Bill différait quelque peu de celle des gens raisonnables.

Peut-être. Si c'est assez sérieux.

Bill ...

Georg... ” Il sourit et haussa les épaules. “Qu'est ce que tu veux de moi ?

Que tu te sentes mieux.” dit sérieusement Georg. Bill soupira et sourit.

Merci Georg.

Ouais, bref. On ne peut pas se permettre que notre seul chanteur soit malade, n'est-ce-pas ? Sinon Gustav et moi serions obligés d'aller seuls aux interviews et ça personne ne le veut.

Il roula des yeux et ouvrit la porte de la salle de bains. Bill rie en sortant derrière lui, puis fut surpris de trouver Tom appuyé contre le mur opposé.

Qu'est ce qui s'est passé ?” demanda-t-il, se penchant vers l'avant alors qu'il décroisait les bras et s'approchait. “Ton maquillage a coulé.

Il me parlait de la fin de Titanic, et il a commencé à pleurer.” dit Georg sans hésitation, contrant la curiosité du blond. Tom roula des yeux.

Pas encore.

Bill bouda et haussa des épaules. “C'est un film triste.

Oui, c'est un film très triste.” Tom roula encore des yeux et sourit. “Allez, Saki est dans le van.

Bill le suivit, cherchant à attraper le regard de Georg puis marcha à côté de lui alors que Tom était plus loin devant.

Merci.” chuchota-t-il, et Georg haussa les épaules.

Ouais, j'ai pensé que tu n'aurais pas besoin de Tom en Mode SuperProtectif.

Bill rit.

Tu n'imagines même pas. Qu'est ce que vous avez prévu de faire ce soir ?

On va en boîte !” Georg poussa des cris de joie et regretta immédiatement quand il vit que Bill grimaçait. “Désolée, montée d'adrénaline. J'ai besoin d'un peu d'action, et une jolie fille bien roulée saurait vraiment me divertir.

Est-ce que ...Tom vient avec vous ?” demanda Bill avec hésitation, sortant un stylo et se préparant à sortir.

Il a dit qu'il viendrait peut-être.” Il haussa les épaules, fouillant dans ses poches. “Tu as un autre marqueur ?

Bien sûr.” Bill en sortit un de sa poche arrière et soupira de nouveau. “Georg ?

Hmm ?

Ca te dérangerais si je demandais à Tom de rester avec moi ce soir ?” Georg leva les yeux et hocha la tête vers Saki alors qu'il les conduisait tout près de la porte. Gustav et Tom attendaient déjà, parlant avec vivacité de la soirée qui s'annonçait.

Et bien, je suppose que non. Enfin, même s'il attend cette soirée avec impatience. Mais je lui dirais que tu es malade et il restera, j'en suis sûr.

Non !

Gustav et Tom le regardèrent et il rougit, secouant rapidement la tête.

Non, je ne veux pas que tu le fasses. Tu sais quoi, c'est okay. J'ai juste agi comme un idiot pendant quelques secondes. Tu me connais.

C'est bon Bill, parce que tu es malade ...” Georg leva les mains au ciel face au regard qu'il recevait et sourit. “Me regarde pas comme ça. J'arrête.

Merci.” Saki fit signe à deux autres personnes de l'équipe de sécurité et les portes s'ouvrirent.
Que la fête commence ...

~ * ~ * ~ * ~ * ~

Bill leva les yeux et sourit. “Hey.

Hey.” Tom lui sourit en retour et ferma la porte derrière lui. Il détestait devoir passer par le couloir, une porte liant les deux chambres était bien plus pratique. “Qu'est ce que tu as prévu de faire ce soir ?

Je vais bientôt aller me coucher.” Bill bailla comme pour illustrer les faits. “Et toi, tu vas t'amuser.” dit-il, tendant les bras pendant que Tom s'asseyait à ses côtés sur le lit. Bill rie alors que Tom le tirait sur ses genoux et enfouissait son nez dans son cou.

Tu te sens comment ?” Sa voix était étouffée, mais Bill comprit.

Juste un peu fatigué ...

Tu veux que je reste ici ce soir ?” Bill secoua la tête, faisant glisser ses mains le long des joues de Tom. “Tu sais que je pourrais le faire, hein ?

Bien sûr.” dit il sérieusement, se penchant pour l'embrasser brièvement. “Mais tu sais ce qu'on a dit.

Ouais ...” Tom regardait au loin alors qu'il frottait ses mains contre les hanches de Bill. “Ouais, je sais.

Okay, bon. Allez maintenant va t'en, avant que je ne change d'avis.” Il tourna le visage de Tom vers le sien et l'embrassa de nouveau.

Je ne partirais pas longtemps. Je crois que je suis aussi très fatigué.” Bill regarda suspicieusement son jumeau alors qu'il l'allongeait sur le lit.

Vraiment ... ?

Tu en doutes ?” dit Tom par derrière son épaule alors qu'il faisait un signe de la main, partant sans aucun autre regard derrière lui.

Bill rie, mais dès qu'il entendit la porte se refermer, sa bonne humeur retomba. Il se pencha en arrière et regarda fixement le plafond, se demandant pourquoi tout à coup, il n'avait plus sommeil. Avant qu'il ne puisse se lever et s'habiller, il entendit un coup frappé à la porte et Bill la regarda, fronçant les sourcils.
Tom ne frappait jamais et c'était la même chose pour Gustav s'il savait qu'il était éveillé.

Entrez !” hurla t'il en espérant qu'il l'ait fait assez fort pour que la personne de l'autre côté puisse entendre.

La porte s'ouvrit sur Georg qui cala sa tête dans l'entrebâillement, prêt à rentrer. “Hey.

Hey. Est-ce que tu l'as fait ?

Bill fronça les sourcils.

Quoi ?

Est-ce que tu as cherché tes symptômes ?

Oh ...” Bill tressaillit et secoua la tête. “Non, j'ai laissé mon ordinateur portable dans le bus. Et non, je n'irais pas le chercher.” dit-il.

Georg sourit et avança dans la pièce avec sa sacoche d'ordinateur portable accroché à l'épaule. “Tu vas le prendre en boîte ?” demanda Bill de manière significative, partagé entre le désir de rire et d'être irrité.

Ouais, parce que j'adore faire ça, vérifier mes mails pendant qu'une jolie fille me chuchote des trucs à l'oreille.” Il le retira de son épaule et s'assit sur une chaise. “Tu as promis Bill.

J'ai fais ça ?” Il bouda, tripotant l'édredon en dessous de lui.

Ouais tu l'as fais, et cette mimique que tu prends quand tu boudes ne marche qu'avec Tom et le reste du monde.” Georg rit et partit, laissant Bill, encore vexé.

Il se retourna et regarda méchamment le sac qui contenait l'ordinateur, se demandant pourquoi il ne s'était pas juste levé et n'était pas parti sans regarder. Georg le harcèlerait jusqu'à ce qu'il sache la cause de tous ses ennuis ... En plus, il aimerait bien pouvoir mettre un nom sur ce qu'il sentait.

"Bien ..." dit-il en soufflant, s'étirant et roulant sur le lit pour trouver une position confortable.
Il voulait aller de l'avant et le faire maintenant, avant que "Drôle de Dames" ne commence et qu'il ne s'endorme. Bill alluma l'ordinateur portable rapidement et alla sur un site web médical reconnu.

Avant de commencer, il s'était préalablement brossé les dents, pas la peine de se brosser les cheveux de nouveau, puis s'était installé sur le lit, l'ordinateur posé sur ses jambes.

"Bien, qu'est-ce qui ne vas pas ... parce que je ne veux plus avoir à me précipiter dans la salle de bains encore une fois." Il leva les yeux au ciel, posa précipitamment l'ordinateur à côté de lui sur le lit et couru jusqu'à la salle de bain. Quand Bill revint, ce fut la première chose qu'il saisit dans la barre d'outils.

"Nausée ... Vomissements ... Sensibilité aux odeurs ... Maux de tête ... Envie fréquente d'uriner ..." Bill parlait à voix haute pendant qu'il saisissait les mots. "Alors ?"

Son ventre grogna, il se frotta l'estomac jusqu'à ce que la nausée indésirable soit passée.

"Raah, ça suffit comme ça." Il cliqua sur entrée et attendit que le site fasse le reste.

Il regarda les résultats et leva un premier sourcil.

Puis le second.

Un petit rire nerveux sorti de lui-même pendant qu'il continuait de fixer l'écran.

Cela ne pouvait pas être vrai. Ça devait être une erreur ; il devait sûrement avoir obtenu le résultat de quelqu'un d'autre. Mais il savait que ce n'était techniquement pas possible. Un mal de tête s'empara de lui et il referma aussitôt l'ordinateur portable, le poussant de ses genoux et se pelotonnant sur le lit. Il rie de nouveau et secoua frénétiquement la tête ; il devait être fou, ne serait-ce que d'y avoir pensé un instant. C'était une erreur, une erreur stupide.

Bill ferma les yeux et se débattit avec la couverture pour qu'elle le recouvre entièrement quand quelqu'un vint à frapper à la porte encore et encore.

"Ouais ?!" Demanda-t-il, essayant de ne pas sembler aussi irrité qu'il l'était en réalité.

"Service de chambre !" Son estomac gronda et il bondit pratiquement à la porte.

"Eh ! J'avais oublié que j'avais commandé quelque chose !"

Bill sourit quand il ouvrit la porte, sortant du chemin pour laisser passer le plateau.

"Vous le voulez toujours monsieur ?" demanda l'homme, révélant le repas dessous le couvercle en forme de dôme. Bill sourit en coin quand il vu les frites et le récipient emplit de sauce au beurre posé à côté.

"Bien sûr." Il inhala l'odeur, essayant de ne pas sauter partout.

L'homme contenu un petit rire amusé, faisant rouler le plateau près de la petite table à côté du balcon, arrangeant le plat avec les couverts et les fleurs. Bill commença à vraiment danser, retirant un billet de dix euros de sa poche et le remettant à l'homme. S'il en avait eu un de cent sur lui, il le lui aurait probablement donné.

L'homme inclina la tête, le remerciant et sorti rapidement. Bill déposa le beurre sur les frites et mâcha joyeusement quand il s'arrêta pour regarder ce qu'il mangeait. Le site Internet qui lui avait incontestablement donné un faux résultat, avait également mentionné des envies alimentaires étranges.

Il parcourra le lit des yeux et fronça les sourcils. L'ordinateur portable était là où il l'avait laissé.

Enfournant dans sa bouche une grosse poignée de frites, Bill se retourna et prit l'ordinateur, ouvrant l'appareil pour refaire la même recherche. Il l'apporta à la table et lu tandis qu'il mangeait, des cheveux se levant sur sa nuque. C'était insensé, ça ne pouvait pas être vrai et ... il allait encore devoir retourner à la salle de bains.
Bill s'essuya la bouche sur la serviette et se précipita dans la salle de bain.

Quand il en sortit, il couru à son sac et en retira son téléphone, composant le numéro de Saki. Il sonna seulement deux fois et Bill dû avaler rapidement l'énième poignée de frites qu'il venait de fourrer dans sa bouche en attendant que quelqu'un réponde à l'autre bout du fil.

"Saki, je dois aller à la pharmacie ... non, ça va. J'ai juste besoin de plus de démaquillant ... non, je veux aller l'acheter moi-même ... Bien, je serai prêt."

Il raccrocha le téléphone et inclina la tête en direction de l'ordinateur portable.

"C'est totalement stupide et je le fais juste pour te prouver que tu as tort." dit Bill à l'ordinateur.

Il se senti inexplicablement mieux en imaginant l'engin outré.

~ * ~ * ~ * ~ * ~

"J'en suis sûr." sourit Tom à la blonde en face de lui, prenant une autre gorgée de sa boisson.

Elle rie jovialement et Georg donna à Tom un coup de poing dans l'épaule. Il siffla, la douleur était telle qu'il avait eu l'impression d'être frappé avec une brique. Gustav, assis diagonalement à lui, semblait compatir. Georg devenait toujours très amical et énergique quand il était presque ivre.

"Mec, j'attendais avec impatience ces jours de congé." grogna Gustav, s'enfonçant plus dans la banquette et regardant fixement le plafond. La rousse à côté de lui le tira à elle pour un baiser torride. Quand ils se séparèrent, Georg et Tom applaudissant, Gustav respirait difficilement.

"J'ai hâte de te voir nue." dit-il.

"Je ne te pensais pas comme ça." dit-elle, se mordillant la lèvre et rougissant. Georg exulta.

"Comme le dit si bien Gustav, il faut se méfier de l'eau qui dort."

La table entière rie, le batteur donna un petit coup à Georg, plus par principe qu'autre chose, avant d'être de nouveau tiré dans un autre cercle de baisers. Georg avait sa blonde qui se pelotonnait contre lui ; son occupation actuelle était beaucoup plus silencieuse que les leurs.

Tom reporta son attention sur son rencard et sourit.

"Alors ..." Il porta son regard vers la table et son verre. "Ton verre est vide. Qu'est ce que tu veux ?"

"Ce que tu bois." gazouilla-t-elle. Seul le gin qu'il avait dans l'estomac lui permit de ne pas lever les yeux ciel d'exaspération. 'Comme c'est original.' se dit-il.

"Ok, aucun problème." Tom attira l'attention d'une serveuse et leva son verre, en indiquant la même chose et pour deux. Elle acquiesça d'un signe de tête et il reporta une fois encore son attention sur la fille qui riait sottement à côté de lui.

"Alors, qu'est-ce tu fabriques à Lisbonne ?" demanda-t-il.

"Je vous suis depuis la maison. Je vis à Berlin." Elle se rapprocha, frottant son nez contre le sien. Tom savait que c'était supposé être mignon, mais ça lui faisait seulement penser à Bill quand elle le fit.
Ce n'était pas bon, ils étaient d'accord.

"Agréable d'avoir quelques fans du pays dans la foule." sourit-il.

Elle était vraiment jolie, même s'il ne se pas rappelait pas de son nom.

"Anna, t'as mon porte-monnaie ?" Son amie blonde, actuellement assise sur les genoux de Gustav, la regardait fixement, fronçant les sourcils et l'écarta brusquement un peu de Tom.

"Il est dans ta poche." dit-elle, revenant à Tom.

"Alors, Anna, tu as aimé le concert ?" demanda-t-il, souriant à sa bonne fortune. Elle inclina la tête, se rapprochant un peu plus.

"J'aime toujours tes concerts."

"Mes concerts ?"

"Oui, tu es le seul que j'observe sur scène." chuchota Anna.

Tom observa le mouvement rapide de sa langue qui passait d'une façon aguicheuse entre ses lèvres pulpeuses et décida que ça ferait l'affaire. Ils étaient d'accord que c'était mieux ainsi. Il pressa ses lèvres aux siennes et la trouva très douée, tirant Anna tout près, elle posa ses mains sur ses épaules, se détachant un peu. Quand ils se séparèrent, il savait qu'elle était prête ; il soupira, se demandant pourquoi il se sentait ainsi dans un moment pareil. 'Encore plus à côté de la plaque qu'à la normale.' raisonna-t-il.

"Pourquoi ne montons nous pas dans ma chambre d'hôtel, on pourra parler ?" demanda Tom, passant un doigt le long de son visage se dirigeant dans le bas de son cou.

Son frisson était différent de celui de Bill. Pas satisfaisant.

"Sûr ..." haleta Anna, jetant un coup d'½il à ses amies. "Ça va aller pour elles, pas vrai ?"

"Il me semble que nous terminerons tous au même endroit de toute façon." la rassura t-il, la tirant de la banquette sans un autre regard derrière lui.

Il était temps de durcir un peu son c½ur.

~ * ~ * ~ * ~ * ~

"Y a-t-il un problème ?"

Bill fit la moue derrière ses grandes lunettes de soleil de marque et croisa les bras. Il y avait une raison pour laquelle Saki ne parlait jamais beaucoup mais était toujours écouté quand il le faisait. Tout le monde s'arrêtait toujours pour observer cette armoire à glace parler. C'était inconscient et personne n'était immunisé. Personne, sauf Gustav.

Gustav avait toujours fait ce qu'il voulait, quand il le voulait.

"Je peux entrer seul."

"Il est presque minuit."

"Ça va aller."

"Il est presque minuit."

"Je peux faire mes propres achats." sourit Bill, levant d'un petit coup sec la tête, espérant faire fondre le plus grand des hommes. Saki le regarda de bas en haut et fronça les sourcils, réfléchissant un instant.

"Il est presque minuit."

Bill était à deux doigts de crier.

"J'ai compris, mais tu ne peux pas rester à l'extérieur du magasin ? Juste ... près de la porte ou quelque chose dans ce style ? Je veux un peu de vie privée."

"Bien." Saki s'éloigna de la porte de la voiture et Bill en sorti, regardant autour de lui, le parking était pratiquement désert. En réalité, il n'y avait personne, juste une voiture, certainement celle de la seule personne travaillant dans le magasin à cette heure, le propriétaire.

Bill soupira alors qu'il se dirigeait vers l'entrée, puis pâlit quand il sentit l'air conditionné souffler sur lui. Saki était resté à la porte comme il le lui avait demandé, penchant quand même la tête vers l'intérieur pour regarder sévèrement la femme au guichet en avertissement.

Bill arpenta les allées, prenant au passage un quelconque démaquillant, se saisissant d'un quelconque dissolvant supplémentaire pendant qu'il se dirigeait vers le bon rayon. Il regarda au loin, sur les étagères, les différents tests de grossesse, essayant de prendre son courage à deux mains pour se diriger là-bas. Sa tête lui fit mal juste en pensant à ça, il la baissa vivement et continua regardant toujours ces étagères du coin de l'½il. L'allée des confiseries modifia son humeur et distraitement il se saisit de quatre barres de Snickers© avant de, finalement, se rappeler pourquoi il était venu.

Ses yeux s'élargirent comme des soucoupes quand il se rendit compte qu'ils proposaient plusieurs modèles. Lequel choisir ? Il jeta un coup d'½il derrière son épaule et vit Saki regarder derrière lui. Bill savait qu'il rougissait, mais il n'allait pas repartir les mains vides. De combien de façons différentes une personne pouvait-elle apprendre qu'elle était enceinte ? La plupart avaient un minuteur intégré, certains donnaient la réponse en couleur, d'autres en musique. Musique. Il sourit et en prit un, fronçant les sourcils quand il lu la chanson. William Tell Overture ? Non merci ... Bill le remit sur l'étagère et se déplaça, s'arrêtant devant une boîte toute simple.

Plus (+) si vous êtes enceinte, moins (-) si vous ne l'êtes pas.

Simple et au point. Il avait besoin de simplicité en ce moment.

S'en saisissant, Bill le fourra au milieu de tous ses achats et se dirigea vers la caisse, s'accoudant sur le comptoir de façon à ce que Saki ne puisse pas voir ses achats. La femme lui sourit brièvement et commença à passer ses articles. Il se demanda une énième fois comment pourrait-il oublier toutes ces pensées.

"C'est pour votre petite amie ?"

Il cligna des yeux. "Je suis désolé ... pardon ?"

"C'est pour votre petite amie ?" La femme souleva la boîte et sourit franchement de nouveau.

"Vous êtes un peu jeune, non ?"

"Non, vous êtes juste trop vieille." dit-il hargneusement, saisissant la boîte de sa main et la jetant dans le sac.

La femme le regarda fixement et ils n'échangèrent plus un mot. Il finit de payer ses achats, heureux de pouvoir sortir de là. Bill ne prononça pas un mot non plus jusqu'à ce qu'ils soient arrivés. Il remercia Saki en sortant de la voiture, se saisissant de son sac et le tenant fortement contre son torse jusqu'à ce qu'il soit revenu dans sa chambre.

Il jeta le sac sur le lit comme s'il lui brûlait les mains puis se moquer de lui-même et de cette situation complètement stupide. C'était fou. Bill secoua la tête et commença à s'éloigner du lit, mais à cet instant, il se souvint des barres de Snickers© à l'intérieur du sac et tout son corps en réclama une. Ou deux. Au diable, peut-être même les quatre. Il fouilla dans le sac, s'arrêtant net quand sa main frappa la boîte.

Bill la retira du sachet, la détaillant, lisant les instructions distraitement comme s'il s'agissait des barres de Snickers©. Est-ce que ça pouvait faire de mal ? Il rie et l'instabilité de son estomac se calma ; peu importe à quel point c'était fou. Et ça l'était.

Fou.

Il sourit, haussant les épaules, mordant à pleines dents dans la barre chocolatée, se dirigeant vers la salle de bains. Cinq minutes plus tard, si quelqu'un d'autre avait été dans la chambre, il aurait entendu un cri d'étonnement.

"PUTAIN C'EST SÉRIEUX ?!"








# Posté le jeudi 03 juillet 2008 14:12

Modifié le mardi 15 juillet 2008 11:44

*C h a p i t r e * o3*I s * a v o i d a n c e * r e a l l y * t h e * a n s w e r * ?*

*C h a p i t r e * o3*I s * a v o i d a n c e * r e a l l y * t h e * a n s w e r * ?*
miimiim
mii♥iiimiimm
miimiimmiim_________________________ Est-ce que fuir est vraiment la solution ?
miimmiimiim


Bill regarda fixement vers le plafond de la salle de bain et soupira. C'était un putain de plus. Il avait passé les deux dernières heures couché sur le carrelage, alternant entre rire à s'en décrocher la mâchoire, et regard confus sur le bâton incriminé. La boîte n'indiquait rien d'autre que ce qu'il savait déjà. Un plus signifiait qu'on était enceinte, un moins signifiait qu'on ne l'était pas.

C'était un putain de plus.

Sa tête commençait à lui faire mal et ça signifiait qu'il était temps d'arrêter de regarder la lumière au plafond et de se relever. Il se remit sur ses pieds et rit encore une fois, glissant le test utilisé dans sa boîte et la laissant tomber dans la poubelle. C'était complètement fou et il n'arrivait pas à croire que la situation était réelle. Il rit à nouveau, retourna dans sa chambre et s'assit sur le lit, regardant fixement l'ordinateur portable qu'il avait laissé sur la table. “Tout est de ta faute.

Il pointa son doigt vers la machine.

Si je n'avais pas regardé ce truc, je ne serais pas assis là à perdre les pédales à force de penser à une chose qui n'est de toute façon pas possible.

L'ordinateur sembla blessé et Bill hocha la tête, conforté dans son opinion. C'était juste un virus.

Juste un virus.

Juste un virus.

Juste un virus.

...Devait-il encore aller aux toilettes ?

~ * ~ * ~ * ~ * ~

Tom voulait fondre sous sa douche. Il se sentait toujours ainsi après ça. Il était presque midi et Anna ou quel que soit son nom avait été assez intelligente pour partir avant qu'il ne se réveille. S'il n'avait pas été aussi fatigué elle ne serait jamais restée dans son lit la nuit dernière. Il soupira et coupa l'eau. Il se sécha et s'habilla avec ce qui lui tombait sous la main, se demandant combien de chances il avait de se précipiter à travers le couloir sans chapeau ni rien sans se faire repérer. Etant donné qu'ils n'avaient pas pu réserver l'étage en entier pour eux seuls, les choses n'allaient pas en sa faveur.

Il finit de se sécher et de s'habiller rapidement, ne se préoccupant pas d'attacher ses cheveux alors qu'il enfonçait une casquette assortie à sa tenue sur sa tête et quittait la pièce. Tom jura et arrêta la porte avec son pied avant qu'elle ne se referme ; il se précipita à nouveau dans la pièce et attrapa la carte qui ouvrait sa chambre, plus le double de celle de Bill. Il entra sans faire de bruit dans la chambre de ce dernier, souriant lorsqu'il réalisa que les rideaux de la pièce étaient toujours fermés. Les couvertures étaient remontées jusqu'en haut du lit et il ne pouvait apercevoir qu'une tête noire comme l'ébène, au milieu de tous ces draps blancs.

Tom sourit, ôta sa casquette et se déshabilla. Ils n'avaient aucune obligation aujourd'hui, et juste le fait de regarder Bill dormir le rendait somnolent. Il laissa ses vêtements là où ils étaient tombés, et se glissa dans le lit à côté de lui, se terrant sous les couvertures et tirant l'amour de sa vie dans ses bras. Bill remua et se retourna, souriant d'un air endormi. “Hey.” Chuchota-t-il.

Hey, je ne voulais pas te réveiller.” Lui murmura Tom en retour, l'embrassant sur les lèvres. Bill haussa les épaules et tira Tom plus près de lui.

C'est pas grave. Vous vous êtes bien amusés ?” Demanda-t-il, refermant les yeux. Tom secoua la tête.

“Je ne veux pas parler de ma nuit.” Il parcourut la table du regard et vit trois assiettes vides ainsi que l'ordinateur portable.

Tu avais de la compagnie ?” Tom gloussa.

Non.” Bill rit une fois, bâillant alors que son jumeau frottait son ventre.

Alors tu devais avoir faim. Pourquoi est-ce que l'ordinateur portable de Georg est ici ?” Bill se réveilla complètement à la question posée et il réfléchit à toutes les excuses possibles et inimaginables aussi rapidement que possible. “Il voulait me montrer un porno.

Vraiment ?” Tom rit, embrassant le petit morceau de peau derrière l'oreille de Bill. “Je veux le voir.

Merde.

Euh, c'était un porno avec des femmes poilues. Des années soixante-dix. Bizarre et tout.” Bill se tourna de façon à ce qu'il puisse jeter un regard malicieux à Tom. “Enfin, si tu veux que-

Un porno des années soixante-dix ? Non merci.” Tom en profita pour l'embrasser de nouveau. Bill sourit contre ses lèvres et soupira.

J'espère que tu n'es pas entrain d'essayer de commencer quelque chose. Je suis trop fatigué.” dit-il l'air désolé. Tom se retira pour vraiment le regarder.

Bill, tu es toujours fatigué. Tu es sûr que tout va bien ?” demanda-t-il de nouveau, faisant courir ses mains le long des bras pâles de son frère. Bill regarda fixement le mur, son esprit tournant à cent à l'heure, mais il ne dit rien. “Bill ?

Est-ce qu'on ne peut pas juste dormir ? Est-ce qu'on ne peut pas juste apprécier le fait que cet hôtel ait de super rideaux et que l'on puisse donc ignorer la lumière du soleil ? S'il te plaît ?” chuchota-t-il. La prise de Tom autour de sa taille se serra un peu, et il sentit une douce expiration contre son cou.

Bien.” Tom embrassa son cou de nouveau, déplaçant un peu ses cheveux pour observer le patch que Bill portait. “Combien de temps tu dois le porter ?” demanda-t-il, essayant de masquer l'irritation dans sa voix. Ce stupide truc occupait un de ses endroits préférés pour l'embrasser.

Encore deux ou trois mois. La boîte dit qu'il faut six mois au minimum pour des résultats garantis.

Donc tu en as encore pour trois autres mois ...” Tom était exaspéré.
Il inhala le parfum des cheveux de Bill.

Oui. Tu vas devoir te contenter du reste de ma peau pour m'embrasser.

Si tu me laisses faire.” Bill fronça les sourcils. Tant pis ; de toute façon, il était bien trop fatigué, même pour faire semblant. Se retournant, Bill enroula ses bras autour du cou de Tom et soupira. Son jumeau vit les cernes sous ses yeux et fronça les sourcils. “Quand est-ce que tu es allé te coucher ?

Vers quatre heures.

Pas étonnant que tu sois fatigué.” Tom embrassa son front et sourit. “On va rester ici. Qu'est-ce que t'en dis ?” Bill hocha la tête, se pelotonnant dans les bras de son frère.

J'en dis que c'est génial.” Bill bâilla et se laissa promptement tomber dans le sommeil, posant son front contre la poitrine de son jumeau.

~ * ~ * ~ * ~ * ~

Hey !

Hey.” Tom sourit à Georg. “Qu'est-ce qu'il y a ?

Je viens pour mon ordinateur portable.” Tom essaya de ne pas rire.

Ah oui. Entre.” Georg suivit l'adolescent à dreadlocks dans la pièce et repéra son ordinateur.

Alors, porno des années soixante-dix ? Je pensais que tu avais meilleur goût que ça.” plaisanta Tom, observant Georg qui prenait sa machine. Celui-ci s'arrêta et le regarda avec confusion.

Porno des années soixante-dix ?” demanda-t-il, fronçant les sourcils.

C'est ce que tu voulais que Bill voie, non ?” Tom le regarda bizarrement.
Georg réfléchit un instant et feignit de se souvenir.

Ah oui, c'est vrai. Tu sais comment je suis après une nuit de beuverie. Je ne reconnaîtrais pas ma main droite si elle n'était pas attachée à mon corps.” plaisanta-t-il.

Je pense qu'elle serait blessée si elle t'entendait. La plupart des gens n'oublient pas leur unique et véritable amour.” Tom rit alors que Georg, bon enfant, lui donnait un petit coup. “Qu'est-ce que tu vas faire aujourd'hui ?

Rien du tout. Je vais pincer quelques cordes à la basse et mater des films, rien de bien folichon.

Pincer quelques cordes ? Est-ce que c'est un code pour te tripoter ?” Tom rit de nouveau alors qu'il recevait un doigt d'honneur.

Où est Bill ?

Sous la douche.” Georg tripota la courroie du sac contenant l'ordinateur portable et débattit mentalement pour savoir s'il devait attendre que le chanteur sorte ou non. Il décida que la discrétion serait la plus belle partie de sa bravoure, pour le moment en tout cas. “Pourquoi ?

Pour rien. Je voulais juste savoir ce qu'il avait pensé du porno.” dit-il naturellement, se dirigeant vers la porte. “Quand il aura fini, dis-lui de m'appeler, okay ?

Ouais, sûr.” Tom ramassa la télécommande et s'installa sur le lit alors que Georg quittait la pièce, et alluma la télévision. Il essaya de trouver quelque chose avec des sous-titres mais le choix était limité. Alors qu'il réfléchissait aux éventuels mérites de regarder La Mémoire dans la Peau pour la centième fois, Bill émergea de la salle de bain, se séchant les cheveux avec une serviette.

C'était qui ?” demanda-t-il en jetant la serviette au sol.

Oh, c'était juste Georg. Il voulait récupérer son ordinateur portable.” Bill hocha la tête. Il avait supprimé l'historique du navigateur après avoir décidé que la situation était une débâcle totale.

Oh, okay. Qu'est-ce que tu regardes ?” Il s'approcha et s'assit à côté de Tom sur le lit.

Toi.” dit Tom honnêtement, observant une longue jambe découverte par le peignoir qui s'écartait. Bill sourit d'un air satisfait et saisit la télécommande.

Tant que tu regardes et que tu ne touches pas, tout va bien.” Tom fit la moue.

Depuis quand tu refuses un peu de sexe ?” demanda-t-il, blottissant son nez contre le cou de Bill. Le chanteur rit et le repoussa doucement.

Je suis juste pas d'humeur maintenant, okay ? Rien de grave.

Tu vas me rendre dingue, je te jure.” bougonna Tom. Bill s'immobilisa et regarda son jumeau avec une petite étincelle dans le regard.

La groupie que tu as baisée hier ne savait pas ce qu'elle faisait ?” demanda-t-il d'une manière significative. Tom fronça les sourcils.

Whoa, c'est quoi le problème là ?” demanda-t-il, énervé.

Tout ce que je dis c'est que tu viens juste d'avoir ta dose de sexe la nuit dernière. On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre. Quel est ton problème plutôt ?” demanda Bill en colère.

Attends, laisse-moi mettre les choses à plat. Tu es fâché que j'aie fait ce que tu m'avais demandé de faire, tu disais que c'était la meilleure chose à faire et que j'ai accepté à contrec½ur ? Pourquoi est-ce que tu es en colère après moi ?

Parce que tu n'aurais pas dû accepter aussi rapidement !” Bill sentit les larmes qui commençaient à le piquer derrière ses paupières et il ferma les yeux, essayant de contenir ses émotions. Quand il les rouvrit, Tom le regardait fixement, l'air incrédule.

Donc, si j'ai bien compris, j'ai raison quand je ne t'écoute pas, parce que tu dis que je ne t'écoute jamais. Alors que quand j'écoute vraiment j'ai tort parce que j'accepte les choses trop rapidement ?

Un petit malin dis donc ; je savais bien que tu finirais par comprendre.” Même pour Bill ses mots n'avaient pas de sens, mais sa bouche fonctionnait en pilotage automatique et il n'était qu'un passager vaguement intéressé.

Tu sais quoi ? Je sors.” dit Tom brusquement, se levant du lit. Bill se redressa alors que Tom traversait la chambre.

Je croyais que tu avais dis qu'on restait ici aujourd'hui !” hurla-t-il, fâché de se faire lâcher.

Et bien je ne compte pas rester dans le coin si c'est pour qu'on se dispute. Je ne veux pas passer une journée libre comme ça.

Donc tu ne veux pas la passer avec moi ?!” Tom ouvrit la bouche puis la referma, essayant de comprendre ce qu'il venait de dire.

Non, ce n'est pas-

Très bien.” dit Bill froidement, le coupant. Tom bouillit à l'intérieur. Il savait très bien que l'une de ses bêtes noires était d'être interrompu.

Très bien !” répliqua-t-il, et il fit claquer la porte lorsqu'il sortit. Bill regarda fixement la porte, sous le choc ; il se recroquevilla et fondit en larmes.

Qu'est-ce qui se passe bordel ?” demanda-t-il dans la pièce à haute voix.

Mais l'ordinateur de Georg n'était plus là pour lui répondre.

~ * ~ * ~ * ~ * ~

"Mec, t'as l'air d'avoir une sacrée gueule de bois."

Tom secoua la tête pensivement, le regard dans le vide, fixant la rue passante tout en prenant une gorgée de sa boisson. "Je te rappelle que j'ai bu moins que toi hier soir." Gustav hocha la tête pour acquiescer, s'asseyant sur le siège à côté de lui.

"C'est vrai. Tu regardes quoi ?" demanda-t-il, appelant d'un geste de la main le serveur.

"Tout. Rien."

"Tom : les Pensées Profondes." ironisa Gustav, Tom rit doucement. "Où est Bill ?"

"Probablement dans sa chambre entrain de faire un putain de caca nerveux." dit-il, levant les yeux au ciel.
Le batteur haussa un sourcil.

"Vous vous êtes disputés ?"

"Je ne sais pas." répondit honnêtement Tom.

"Je pense que tu le saurais si tu t'étais vraiment disputé avec lui. Bordel, tout le monde sait s'il s'est disputé avec Bill parce qu'il ne te laisse pas l'oublier." Gustav leva les yeux vers le serveur et sourit, commandant rapidement un Panini à la dinde. "Alors, qu'est-ce qui ne va pas ?"

Tom haussa les épaules. "Comme je te l'ai dit, je ne sais pas. Je ne veux pas en parler, quoique ce soit." Gustav inclina la tête.

"Bien." Ca faisait deux ou trois minutes qu'ils étaient assis en silence, observant le trafic dans la rue du patio du restaurant de l'hôtel.

"C'est juste ..." bafouilla Tom, devenant soudainement agité. "Il est vexé par rapport à quelque chose que j'ai fait ... enfin il me l'a suggéré!"

"Qu'est-ce que t'as fait ?"

"Je ne peux pas te le dire." dit-il rapidement, baissant les yeux sur sa boisson. Gustav inclina la tête. Il était habitué à ce que les jumeaux aient leurs petits secrets. Une fois qu'on les connaissait, tout le monde savait ça. "Mais il joue les connards."

"Bien, tu sais que tu es probablement le seul à pouvoir arranger les choses. Je veux dire, Georg a le temps de devenir ivre avant que Bill n'ait fini de faire la gueule."

"Et c'est une longue période." plaisanta Tom sans grand enthousiasme.

"Ecoute, je ne vais pas te dire que tout ira bien, parce que ça tu le sais déjà. Vous deux vous parvenez toujours à vous réconcilier qu'importe le motif. C'est juste qu'il faut que tu te décides à allez essayer d'arranger les choses." Tom but le reste de sa boisson et hocha la tête, jetant un coup d'½il à Gustav.

"Je ne veux pas tout arranger. Peut-être que c'est à son tour d'arranger les choses." dit-il, boudant toujours.

"Peut-être." répondit Gustav en haussant les épaules.

Tom remua sur son siège quand il sentit quelque chose à l'intérieur de lui ... Il n'avait jamais voulu se battre avec son frère, jamais, mais parfois il y avait des choses sur lesquelles ils n'étaient tout simplement pas d'accord. Comme le fait que Tom continue à voir d'autres personnes. Il avait refusé de capituler et avait tenu bon pendant deux heures entières. Bill s'assit juste sur ses genoux et lui dit patiemment que s'ils ne conservaient pas les apparences, alors ils ne seraient pas capables de cacher ce qu'était devenue leur relation.

Cette relation était plus importante pour Tom que sa merveilleuse Gibson.

Mais il savait que les mots de son jumeau étaient vrais et il était d'accord avec, et c'est donc à contrec½ur qu'il continuait de prétendre qu'il était un homme à femmes. Ca lui fait toujours mal et maintenant Bill est vexé parce qu'il a osé se plaindre ? Il n'avait pas besoin de plus de folie dans sa vie, elle en avait déjà assez.
"Tu fais quoi aujourd'hui ?" Tom releva les yeux vers Gustav à la question.

Tom haussa les épaules. "Je pourrais retourner dormir."

Il était toujours fatigué, mais il ne voulait pas dormir dans son lit. La groupie avait dormi dedans. Il voulait vraiment dormir dans le lit de Bill de nouveau, mais c'était probablement hors de question maintenant.

"Tu pourrais dormir pour toujours." Gustav secoua la tête.

"Les matins sont pour les perdants."

~ * ~ * ~ * ~ * ~

Bill ouvrit la porte et fronça les sourcils.

"Pourquoi me regardes-tu comme ça ?" Georg fit irruption, son ordinateur portable dans les mains. Il pâlit, le fixant. Il voulait l'accuser de trahison, mais Bill le regarderait probablement de manière étrange s'il osait le dire à haute voix. Il l'imaginait déjà tout penaud.

"Je suppose que tu as recherché ce qui n'allait pas chez toi." dit Georg, indiquant son ordinateur portable.

Bill acquiesça de la tête.
"Oui ?"

"Qu'est-ce que t'as trouvé?" dit-il froidement.

"Rien de sérieux."

"Menteur." s'emporta Georg.

S'il y avait une chose qu'il détestait, c'était qu'on lui mente. "J'ai vu tes recherches." Il jeta un coup d'½il à Bill et rit piteusement. "Ouais, tu as supprimé l'historique, mais tu as oublié d'effacer les fichiers Internet provisoires."

Bill se mordit hargneusement les doigts. "Merde. Je savais que j'ai oublié quelque chose."

"Pourquoi cherchais-tu des trucs sur la grossesse ?" demanda Georg, clairement agacé. "T'as fait ça au hasard ?"

"Non, j'ai saisi mes symptômes et c'est ce qui en est ressorti." répondit Bill honnêtement.
Le bassiste le regarda brièvement et éclata de rire.

"Oh wow. C'est trop drôle." Il exulta, mort de rire. Bill l'observa amèrement.

"Ouais, très drôle." répéta Bill.

"Pas étonnant que tu ne me l'aies pas dit." Georg rit de nouveau haussant les épaules. "Ecoute, évidemment qu'un site web ne peut pas t'aider. Va consulter un vrai docteur."

"Georg ..." Bill commença à secouer la tête.

"Va consulter un vrai docteur." Il n'avait pas envie de plaisanter. "Tu vomis toujours n'est-ce pas ?"

"Pas aujourd'hui." répliqua Bill fièrement.

"Pas encore." Georg fronça les sourcils et secoua la tête.
"Je te jure, si je ne te connaissais pas je penserais que tu es boulimique. Tu manges des trucs surprenants en grande quantité, tu ne prends jamais de poids et tu vomis presque tous les jours." Georg s'arrêta, le regardant sérieusement. "Bill, est-ce que tu es boulimique ?"

"Non !" répondit-il avec exaspération. "Comment peux-tu penser une chose pareille ?"

"C'est ce que les gens font quand ils ne savent pas ce qu'il se passe. Ecoute, je suis juste inquiet."

"Je vais bien." Bill croisa ses bras sur sa poitrine et regarda au loin.

"Bien. Je pars faire les magasins, tu veux venir ?"

Bill secoua la tête. "Je suis fatigué. Je retourne au lit." La mâchoire de Georg se décrocha.

"Est-ce que tu viens juste de refuser d'aller faire shopping ?!" demanda-t-il, n'en croyant pas ses oreilles. Bill n'avait pas l'énergie de faire semblant de toute manière.

"Je suis juste fatigué, ok ? Rien de sérieux, rien de tragique, rien d'étrange. Certainement rien d'étrange." dit-il, s'effondrant sur le lit.

"... je pense que je vais y aller. Va au lit, tu es bizarre quand tu es fatigué." rit Georg, il lui fit un signe de la main quittant la pièce avant que Bill ne se mette en colère.

Aussitôt que la porte fut fermée, Bill se roula sur le lit pour atteindre sa table de nuit et se saisir de son téléphone, recherchant le numéro de Tom et appuyant sur la touche appel. Il patienta avec Samy Deluxe en fond sonore jusqu'à ce qu'une voix grognon lui réponde. "Allo ?"

"Tomi."

"Bill." Il prit une profonde inspiration et respira doucement.

"Je suis désolé."

"Désolé pour quoi ?" Bill grinça des dents et s'obligea à continuer.

"Je suis désolé de m'être emporté comme ça. Je sais que je peux ressembler à une sorte de fou."

"Une sorte ?"

"Ok, je ressemble vraiment à un fou." Il y eut une pause de l'autre côté du téléphone et Bill pouvait entendre le son du trafic routier.

"Je serai en haut dans une minute." Bill devait arrêter de pousser des cris aigus.

"Ok. Où es-tu ?"

"En bas dans le restaurant."

"T'es pas allé loin hein ?" demanda Bill, se retournant sur le dos. Tom gloussa dans son oreille.

"Non. Non, je n'ai pas été loin. Je n'ai jamais voulu aller quelque part de toute façon."

"Je sais. Je te promets d'être sympa si tu remontes." jura-t-il.

"Ok. Je te vois dans une minute."

"Ok." Bill raccrocha le téléphone et sourit, se retournant encore et inhalant le parfum des draps où Tom s'était allongé avec lui un peu plus tôt dans la journée, pour un des meilleurs petits sommes qu'il ait eu depuis quelque temps. Son estomac grogna et il se saisit de nouveau du téléphone, recomposant le numéro.

"Allo ?"

"Tomi ? Tu peux m'apporter un hamburger ?"

"Euh ... bien sûr."

"Merci."

"Pas de problème." Tom raccrocha le téléphone et Bill sourit comme un bienheureux juste à la pensée d'un hamburger. Mais ce ne sera pas assez. Il composa de nouveau le numéro de téléphone.

"Oui Bill ?"

"Et des frites. Avec de la sauce au beurre."

"C'est immonde."

"Tomi." geint-il, donnant des coups de pied dans le matelas.

"Ok. Des frites dégueulasses et un hamburger."

"Merci Tomi !"

"Ouais ouais. A toute à l'heure Bill."

"A toute à l'heure !" Bill se tortilla sur le lit, vraiment ravi à l'idée de manger ce qu'il avait commandé. Son estomac devait l'être aussi car il donna un petit coup. Son repas allait être délicieux.

Délicieux.

Il regarda fixement le téléphone quand, à contrec½ur, il recomposa le numéro. "Putain Bill, qu'est-ce qu'il y a ?"

"Et le plus grand Coca-Cola© qu'ils aient. S'il te plaît." demanda-t-il d'une petite voix.

Tom râla.

"Ok, Bill." Il raccrocha une énième fois le téléphone alors que dans sa chambre Bill couina, se sentant mal de le déranger. Quelques minutes plus tard, il regarda de nouveau fixement le téléphone et avant qu'il ne puisse s'en empêcher, Bill composa encore une fois le numéro de son frère. "Jésus, Marie, Joseph, qu'est ce que tu veux cette fois encore ?"

"Du gâteau au fromage." Tom leva les yeux au ciel et raccrocha, exaspéré, claquant pratiquement son téléphone sur la table. Gustav le regarda mystérieusement, tout en continuant à savourer son sandwich. Il regarda Tom lever la main pour prévenir leur serveur et ainsi de nouveau modifier la commande.

"Quoi ?" demanda Tom avec humeur. Gustav secoua la tête, capitulant.

"Ton frère est bizarre." dit-il simplement.

"Tu crois ?"




*

# Posté le mardi 15 juillet 2008 10:24

Modifié le dimanche 03 août 2008 18:52

*C h a p i t r e * o4*I s * c o e r s i o n * r e a l l y * t h e * a n s w e r * ?*

*C h a p i t r e * o4*I s * c o e r s i o n * r e a l l y * t h e * a n s w e r * ?*
miimiim
mii♥iiimiimm
miimiimmiim___________________ Est-ce qu'employer la force est vraiment la solution ?
miimmiimiim


"Oh Tomi." Gémit Bill, tapant du poing sur la table, exalté.
"Si tu ne te calmes pas ce sera fini avant que tu ne commences." Averti Tom. "D'ailleurs, tu devrais vraiment penser à respirer."
"Mais c'est tellement bon ..."
"Tu aimes ça ?"
"Oh Bon Dieu ... Tu es le meilleur."
"Oui, c'est ce qu'on dit."

Tom observa Bill dévorer son hamburger avec un tel plaisir, qu'intérieurement il était fier d'avoir demandé au serveur d'ajouter un anneau d'oignon en plus de la laitue et de la tomate.
"Tu as l'air tellement excité de manger ça, c'est bon ?" Demanda-t-il, regardant fixement son jumeau d'un air perplexe.
"C'est si bon, je ne peux même pas le décrire." Bill avait du ketchup et de la moutarde au coin de la bouche mais il ne s'en souciait pas. Tout ce qui importait était le petit paradis situé entre les deux tranches de pain qu'il continuait de dévorer.
"Je suis ravi."

Tom, allongé sur le lit, le regarda se jeter sur ses frites, et ça lui fit se hérisser les cheveux sur la nuque. "Tu devrais vraiment respirer entre deux bouchées, Bill."
"Pourquoi se donner cette peine ?"
"Comment veux-tu que j'explique que tu es mort en mangeant un hamburger et des frites et que tu n'as pas eu le bon sens de respirer entre chaque bouchée ?" Tom changea paresseusement de chaîne de télévision.

Bill haussa les épaules et fourra plus de hamburger dans sa bouche.
"Tarrivàtrouver."
"Tu me le refais encore une fois ?"
Bill avala. "Tu arriveras à trouver."

Tom sourit et secoua la tête, observant son frère du coin de l'½il. Son jumeau était rayonnant, il bu son Coca-Cola© en temps record, pensa Tom pour lui-même, et alternait entre les bouchées de gâteau au fromage et les poignées de frites. Il mangeait comme s'il était affamé ...

"Bill, une part de ce gâteau au fromage que j'ai commandé est pour moi, ok ?" Dit Tom, espérant que son frère n'ait pas encore mordu dedans.
"Um ..."
"... Bill ..." Tom gémit et secoua la tête.
"Nous pouvons en recommander au service de chambre."
"Ouais, ok." Il savait qu'il oublierait de toute façon.

Après un moment, Bill se leva, soupirant de contentement en s'essuyant la bouche.
"C'était ... prodigieux." Soupira-t-il, s'étirant, se sentant divinement bien. Tom leva les yeux vers lui avec un petit sourire satisfait.
"Plus prodigieux que moi ?" Bill secoua la tête.
"Non. Prodigieux parce que c'est toi." Clarifia-t-il, entrant dans la salle de bains.

Tom écouta son jumeau se brosser les dents, le sourire aux lèvres car il savait que tout ça signifiait une chose. S'embrasser. Il ferma les yeux et feint d'être endormi, essayant de ne pas sourire au petit monstre en colère qui se plaça juste au dessus de lui.

"Tomi, tu ne peux pas avoir sommeil."
"Si, je peux." Marmonna-t-il, ne cachant pas son sourire quand Bill le retourna et le poussa du bout des doigts sur le côté.
"Tomi ..." Soupira Bill, escaladant le lit à côté de lui, posant son menton sur le torse de Tom. "Tomi ..."
"Hmm ?" Bill leva les yeux au ciel et embrassa son nez. "Ce n'est pas mon bouton de mise en marche."
"Ton bouton de mise en marche ?" Demanda-t-il avec un petit rire.

Tom inclina la tête, ses yeux toujours fermés.
"Allez, trouve-le."
"T'es juste un gros bébé." Dit Bill affectueusement, il fit glisser son doigt le long du visage de Tom. Il soupira, même quand son jumeau essayait de feindre d'être endormit, il était beau. "Mais tu es mon bébé." Chuchota-t-il, se penchant vers lui pour déposer un baiser sur une joue qu'il trouvait parfaite.
"Non. Pas là." Un rire força ses lèvres quand Bill le poussa.

Tom secoua la tête de nouveau, refusant d'ouvrir les yeux. "Continue à chercher."
"Bien. Tu es si exigeant." Bill rit quand Tom haussa un sourcil.
"Oh, je suis une personne exigeante. Ok." Bill secoua la tête, se penchant en avant de nouveau, appuyant un baiser doux sur les lèvres de Tom. "Tu l'as trouvé." Dit-il doucement, ouvrant ses yeux. Tom regarda Bill et fronça les sourcils ; il avait l'air plus fatigué que dans ses souvenirs. "Ca va ?"
"Ouais." Répondit Bill accompagné d'un signe de main, Tom saisi sa main et commença à l'embrasser.
"Tu es malade depuis un bout de temps maintenant."
"S'il te plaît, laisse tomber." Dit Bill, avec lassitude, reposant sa tête sur la poitrine de Tom.

Tom hocha la tête et déplaça Bill pour que celui-ci se couche correctement sur lui dans le creux de ses bras.
"C'est toujours ton estomac ? T'as vomi aujourd'hui ?" Demanda Tom, presque de manière accusatrice. Bill ferma les yeux et grogna.

"On est obligé de ruiner ce moment agréable en parlant de vomissement ?" Tom se retourna, ainsi il était maintenant penché au dessus de Bill, son nez frottant le bas de sa joue, se dirigeant dans ses cheveux, inhalant le parfum du shampooing de son jumeau.

"Je suppose que non ..." Tom agissait comme si c'était un sacrifice énorme. Bill gloussa et esquissa une grimace, touchant son estomac. "T'as envie de vomir ?" Demanda Tom, alarmé. Il n'avait pas envie que Bill vomisse sur son tee-shirt. Ou sur lui d'ailleurs.

"Non, ça fait juste un peu mal." Bill se tourna de façon à enfouir son visage dans la manche surdimensionnée de Tom, essayant de faire devenir la situation confortable.
"Peut-être que cela t'aidera." Tom frotta l'estomac de Bill doucement, récompensé en entendant les sons de soulagement que Bill émettait doucement.

"Oh ... Tomi, c'est merveilleux." Bill leva les yeux et le tira plus près pour un baiser, chaste d'abord, puis plus approfondit quand Bill dirigea doucement sa langue le long des lèvres de Tom. Il l'a fit entrer avec impatience, suçant maintenant sa langue jumelle pour en déguster ce goût particulier qu'il a appris à aimer. Tom aimait les baisers de Bill, les sollicitant même quand il ne pouvait pas les avoir. Ils étaient presque aussi bons que le sexe en lui-même, pour dire si c'était quelque chose.

Tom commençait à être excité, il interrompu le baiser en essayant de reprendre son souffle, posant de délicats baisers le long de la mâchoire de Bill jusque dans son cou, gémissant en voyant la façon dont Bill se cambrait sous son toucher. "Tomi, vas chercher le lubrifiant."

Tom baissa son regard. "Vraiment ?" Couina-t-il. Seigneur, il ressemblait à une jeune vierge effarouchée.

Bill en dessous de lui, souriait, resplendissant. Il prit dans le creux de ses mains sa joue, le démolissant par un autre baiser rapide. Quand il fut libéré, Tom acquiesça de la tête, bien qu'il soit celui qui ait posé la question. "Ok. Je reviens tout de suite."

A contrec½ur, il se libéra de l'emprise de Bill et sauta du lit, à la moitié du parcours il fit une pause puis revint l'embrasser encore une fois, fermant la porte sous les rire de Bill.

Il sortit sa carte de chambre de sa poche et la fit passer à toute vitesse dans la serrure, fronçant les sourcils quand la lumière resta rouge. Il la fit passer à toute vitesse encore une fois et jeta un coup d'½il sur la carte, levant les yeux au ciel, il sortit l'autre carte de sa poche. La lumière devient verte et il poussa la porte, plongeant directement dans sa trousse de toilette et fouillant à la recherche de la bouteille blanche non marquée. Une fois en main, Tom sorti à toute allure de la chambre, mélangeant encore les cartes des chambres puis il se glissa dans la chambre de Bill. Il fit deux pas en avant la bouteille en main et l'esprit clair, avant que ses espoirs ne se brisent.

Bill était couché sur le côté; la main sur son estomac, la respiration lente et régulière. Tom le regarda fixement, essayant de comprendre comment Bill avait pu tomber dans un sommeil aussi profond alors qu'il était à peine parti deux minutes ? Il savait que son frère ne jouait pas. Pendant qu'il débattait intérieurement pour savoir s'il fallait ou non le réveiller, Bill gémit, se pelotonnant encore plus sur lui-même. Tom regarda les cernes sous ses yeux et se sentit con.

Tout en glissant la bouteille dans une de ses poches volumineuses, il rampa sur le lit, s'installa derrière Bill, le tirant à lui, et plaçant sa main sur son estomac, le frottant doucement.

Son jumeau respira profondément, se détendant contre lui et posant sa tête sur la poitrine de Tom. Les traits de douleur sur son visage commençaient à disparaître et Tom embrassa la tempe de Bill, soupirant dans ses cheveux. Quoi que soit cette chose, elle allait lui rendre les couilles douloureuses à force de frustration, c'était certain.

~ * ~ * ~ * ~ * ~

Georg vérifia sa montre et fronça les sourcils. Dix minutes de retard, déjà. Il leva les yeux et fronça de nouveau les sourcils quand il vit Gustav arriver vers lui. "Qu'est-ce qui ne va pas avec toi ?" Demanda-t-il, fronçant tellement les sourcils qu'il n'obtenait presque plus qu'un mono sourcil.

"J'ai pensé que c'était Bill."
"Ouais, j'ai soudainement pris une tête et perdu assez de masse musculaire pour qu'on me confonde avec une fille." Gustav réalisa combien c'était dingue, et se mit à rire jusqu'à ce qu'il croise le regard de Georg.
"Tu sais qu'il a été malade."
"De toute façon, il n'a jamais eu beaucoup de muscle avant."
Georg sourit. "Pas faux."

"Où allez-vous ?" Demanda Gustav, en mettant ses lunettes de soleil.
Ils étaient debout dans le hall de l'hôtel, près des ascenseurs.
"Faire du shopping." Dit-il rapidement. "Et toi ?"
Gustav haussa les épaules. "J'allais juste errer un temps sans but dans la ville. Ils ont certainement des églises magnifiques, et je voulais prendre quelques photos pour les envoyer à ma famille, etc."

"T'es tellement ..." Commença Georg avec un certain dégoût dans la voix.
"Tellement quoi ? Hein ? Juste parce que j'aime envoyer des photos à ma famille ?" Réplique Gustav. "Au moins j'agis comme si j'avais une famille."
"Ma famille sait que je l'aime."
"Et si je ne t'avais pas rappelé de les appeler, tu l'aurais fait ?"
"Peut-être." Dit Georg d'une voix lente.

"Peu importe. Les jumeaux sont encore pires !" S'exclama Gustav.
"En quoi nous sommes pires ?" Demanda Bill pendant qu'il s'approchait d'eux.
Georg sourit d'un air satisfait et Gustav leva les yeux au ciel.

"Quand est-ce la dernière fois que tu as appelé ta mère ?" Demanda-t-il. Bill réfléchit un instant.
"Quand m'as-tu rappelé de le faire pour la dernière fois ?"
"C'est tout ce que j'ai à dire à propos de ça. A plus les salopes." Gustav fit un signe de la main et s'éloigna, perturbé. Bill regarda Georg le sourcil levé.
"Qu'est-ce que c'était ?"
"L'enfer si tu savais."

Georg sourit quand il vit Bill mettre ses lunettes de soleil spécial shopping. "Est-ce que tu es prêt ?"
"Ma carte de crédit brûle dans mon jean."
"Ça pourrait signifier qu'il est juste un peu trop serré." Rit Georg au moment où Bill lui assena un coup de poing dans le bras.
"Où est Saki ?" Demanda-t-il, regardant autour de lui.
"C'est juste toi et moi aujourd'hui."
"Vraiment ? Comment as-tu géré ça ?" Bill suivit Georg du hall de l'hôtel à la rue. Georg leva la main pour appeler un taxi.
"J'ai juste demandé."
"Connard." Murmura Bill, Georg se retourna vers lui.
"Quoi ?"
"Rien."

Bill bailla de nouveau, essayant de le dissimuler discrètement. "Quoi ?"
"Je m'inquiète juste pour toi, tu ne te reposes pas assez." Répondit Georg, souriant quand finalement un taxi prit en compte son signal.
"Je suis comme ça. Je dors tout le temps, mais ce n'est jamais assez. Tu sais que c'est normal pour moi. Je pourrais dormir ma vie entière. En plus, c'est notre dernier jour de repos avant un long moment et je veux sortir de l'hôtel au moins une fois." Il entra dans le taxi derrière son ami et referma la porte.
"Nous voudrions aller à cette adresse s'il vous plaît."

Georg remit à l'homme un bout de papier et le conducteur inclina la tête rapidement, comme si c'était entendu.
"J'ai besoin d'une autre ceinture." Bill réfléchissait, baillant et reposant sa tête contre le siège. "Combien de temps faut-il pour arriver au magasin ?"
"Environ vingt minutes, peut-être plus avec le trafic."
"Hmm ..." En deux minutes, Bill s'assoupissait. Georg regardait son ami anxieusement. Avant qu'il n'ait cette maladie étrange, la simple pensée de faire du shopping aurait rendu Bill excité pendant des heures. Maintenant, il était endormi et ils étaient à peine partis. Quelque chose n'allait pas et il allait découvrir ce que c'était.

~ * ~ * ~ * ~ * ~

On poussa Bill du coude et celui-ci commença à s'éveiller doucement, regardant autour de lui, le regard trouble. Sa bouche était cotonneuse et sa tête semblait lourde. Même ses membres l'étaient. Il ne s'était pas rendu compte qu'il s'était endormi et encore moins aussi profondément. "Quoi ?" Demanda-t-il, regardant autour de lui de nouveau.

Ils étaient devant un bâtiment d'apparence petit mais majestueux.
"Nous y sommes." Georg paya le conducteur et fit sortir Bill de la voiture, celui-ci toujours en train de bailler. "Avance." Il le poussa vers l'escalier.
"Où sommes-nous ? Quel genre de magasin n'a pas d'enseigne sur sa devanture ?" Demanda Bill, en montant l'escalier.
"Georg, où sommes-nous ?" Demanda-t-il, légèrement plus éveillé quand on le poussa délicatement par la porte.

Musique d'ascenseur ennuyeuse.
Expression du visage vide des personnes restantes assises dans leurs sièges.
Odeur d'antiseptiques.
Les narines de Bill s'enflammèrent pendant qu'il regardait autour de lui.
Les signes étaient clairs. Ils étaient dans un foutu cabinet médical.

Il se tourna vers Georg ; on pouvait lire le mot trahison dans ses yeux, mais il hésita à dire quoi ce soit à la vue de l'expression lasse sur le visage du bassiste.
"Ne dis rien, tu vas m'écouter cette fois." Dit-il à Bill qui referma aussitôt sa bouche, les yeux écarquillés. "Je ne savais pas comment faire autrement pour t'amener ici car tu es presque aussi borné que Gustav et je n'allais pas attendre que tu tombes encore plus malade. Tom ne sait pas comment te forcer à faire quoi que ce soit et Gustav ... bien, il est un partisan engagé comme quoi chacun décide de ce qui est le mieux pour lui. Il ne te forcerait jamais à reprendre ton souffle s'il pensait que ce n'est pas ce que tu voulais faire. Moi, en revanche, je n'ai aucun problème éthique à emmener ton cul maigrelet jusqu'ici et te forcer à rentrer une pièce s'il le faut, compris ?"

Bill inclina la tête lentement.

"Bon. Maintenant j'ai payé pour ça et j'ai pris sur moi pour arriver à planifier un rendez-vous avec le docteur Santoro. J'ai regardé sur Internet et c'est un spécialiste très réputé. Nous avons environ cinq minutes avant de rentrer en consultation, assis-toi donc et je te signalerais quand c'est bon. C'est clair ?"

Bill inclina la tête de nouveau lentement.

"Maintenant, assis."
Georg indiqua du menton une chaise en cuir et ne bougea pas avant que Bill ne se soit fermement assis là où il l'avait indiqué. Bill voulait lui signaler qu'il était là, et essaya de trouver rapidement une réplique bien sanglante pour l'accueillir lorsqu'il reviendrait vers lui, histoire de bien montrer à Georg que tout ça n'était vraiment pas cool... mais rien ne lui vint.

Il voulait lui dire que tout allait bien, que c'était juste un virus et qu'il pouvait repartir tout seul. Mais au fond Bill savait que ce n'était pas un virus et que ça n'allait pas bien, il ne savait pas ce que c'était mais ça ne pouvait pas révéler la même chose que la dernière fois. Il remua et laissa son regard vagabonder à travers la pièce, il sourit. Bien, des toilettes.

~ * ~ * ~ * ~ * ~

Georg était assis dans la salle d'attente, une chose coutumière pour les personnes qui avait un proche en consultation chez un docteur. Il prit un vieux magazine pour la cinquième fois, jetant au passage un coup d'½il à son téléphone. Ça faisait plus d'une heure et demi qu'il patientait et pendant ce temps il savait qu'ils soumettaient Bill à un certain nombre de tests médicaux. Il le détesterait probablement pour un bout de temps après ça, mais au moins ils sauraient ce qui se passait. Il leva les yeux quand une jolie infirmière glissa sa tête dans la pièce. "Monsieur Listing ?"

"Oui ?" Sourit-il en se levant.

"Votre ami est dans la salle numéro douze. Vous pouvez le rejoindre maintenant." Il remercia poliment de la tête et la suivit, continuant à la remercier de vive voix pendant qu'il se dirigeait vers la salle douze. Georg frappa, et ouvra instantanément la porte, souriant à Bill. Bien qu'il soit plus grand que lui, il ressemblait toujours à un enfant perdu, assis là sur la table du docteur. Il tenait son coude d'une main, appuyant une boule de coton dans le creux de celui-ci.

"T'es pâle." Dit Georg, refermant la porte derrière lui et s'asseyant dans la chaise près de la table.
Bill haussa les épaules sans énergie.

"Je te jure qu'ils ont pris la moitié de mon sang."

"Ah ! Ils ne t'ont donc pas encore donné les résultats ?" Bill secoua négativement la tête, retirant brusquement le coton de sa peau et fronçant les sourcils. Il regarda son sang sur le coton et le jeta dans la poubelle. "Ça ne devrait pas plutôt aller dans une poubelle à cet effet ? Puisqu'il y a du sang dessus ?"

"Vraiment j'en ai rien à foutre." Répondit-il hargneusement en continuant à fixer méchamment son ami.
Georg continuait à le regarder normalement.

"Je me suis préparé au fait que tu pourrais me détester, vas-y, je m'en fiche."

"Connard."

"Oui, il en fallait un." Georg pencha la tête. Bill le regarda un bref instant avant d'éclater de rire, suivit de Georg. Ils riaient de leur stupidité et du trop plein de stress que procurait l'attente des résultats.

"Je suis nerveux."

"Je sais. Mais crois- moi, ça ne peut pas être si mauvais, n'est-ce pas ?" Avant que Bill ne puisse répondre la porte s'ouvrait et le Docteur Santoro s'avança à l'intérieur de la pièce. Il esquissait un sourire en regardant avec attention le dossier de Bill.

"Monsieur Kaulitz, nous avons eu le retour de vos résultats. Désolé du retard mais le laboratoire a été un peu surchargé." Il fit encore quelques excuses, tirant son tabouret de sous le bureau, s'y asseyant. "Bien, commençons par la chose la plus simple. Votre fatigue extrême est dû en partie à une anémie." Bill soupira de soulagement. "Vous pouvez y remédier avec un simple supplément de fer. J'ai noté quelques médicaments, mais ils n'exigent pas de prescription."

"Merci Docteur, je ne suis plus inquiet. Je n'avais plus d'énergie ces derniers temps." Admit Bill, le Docteur Santoro pencha la tête, prenant notes sur son dossier.

"Je suis sûr que vous n'avez plus à le faire. La deuxième chose n'est pas si simple. Voulez-vous apprendre ces informations seul ?" Il observa Georg, qui, les bras croisés, le regardait fixement. Bill su qu'il pouvait compter sur Georg et à cet instant il prit conscience qu'il ne voulait aucunement que son ami soit ailleurs qu'ici.

"Non, c'est bon. Il le découvrira de toute façon." Sourit-il délicatement en retour au Docteur. "Qu'est-ce qui ne va pas ?"

"Je ne pensais pas un jour devoir le dire, mais ..." Le docteur Santoro prit une grande inspiration et sourit poliment. "Pardonnez-moi vraiment. Vous êtes enceinte."

"Quoi ?" Dit Georg involontairement, se penchant en avant. Bill regardait le docteur sans ciller. "C'est impossible ! Je veux dire, contrairement aux apparences, Bill est réellement un garçon !" Bill ne lui assena pas un petit coup comme d'habitude, son regard était toujours fixé sur le Docteur Santoro.

"J'ai examiné le sang moi-même, à deux reprises. C'est pourquoi nous sommes revenus et avons effectué une deuxième prise de sang." Le Docteur se leva, marchant à pas mesurés dans le petit espace entre son tabouret et la porte. "Je ne l'ai jamais vu auparavant dans ma vie. Et vous n'êtes pas un transsexuel."

"Non." La pièce tournait sur elle même et Bill essayait juste de tenir le coup.

"Je suis ..."

Les mots se perdaient dans la pièce, celle-ci devenait blanche et Bill eut juste brièvement conscience que des gens hurlaient son nom.

~ * ~ * ~ * ~ * ~

Tom ouvrit la porte et fronça les sourcils, regardant la chambre d'hôtel vide autour de lui. Georg lui avait dit que Bill et lui partaient faire du shopping, mais il avait aussi promit que ça ne prendrait pas longtemps. Tom s'ennuyait et Bill lui manquait.

C'étaient les dernières deux ou trois heures avant qu'ils ne rejoignent à nouveau le bus pour retourner sur les routes, et il aurait voulu profiter de ce temps pour être seuls avec lui. Exaspéré, il ferma la porte. Regarder la chambre vide n'allait pas les faire revenir plus tôt. Il soupira de nouveau et partit chercher Gustav.

~ * ~ * ~ * ~ * ~

Bill ouvrit les yeux, le Docteur Santoro et Georg penchés au dessus de lui, le fixant.

"Qu'est-ce qui est arrivé ?" Dit-il d'une voix rauque, saisissant leurs mains pour l'aider à s'assoir lentement.

"Soyez prudent, vous allez encore faire ce genre de malaise durant les mois à venir." Dit le docteur doucement, en lui remettant un verre d'eau froide. Bill le bu comme s'il venait de traverser le désert du Sahara.

"Qu'est-ce qui est arrivé avant que je ne m'évanouisse ?"

"Je vous ai annoncé que vous étiez enceinte."

Bill lança un regard furieux à Georg. "Tous les docteurs que tu as appelé sont comme celui-ci, tu fais des recherches et tu me trouves un charlatan ?" Demanda-t-il en colère.
Georg secoua la tête lentement, regardant au loin.

"Bill, écoute au moins ce que le Docteur a à dire." Dit-il doucement.

"Quoi ? Est-ce que tu es devenu fou ? Je sors d'ici." Bill lutta pour descendre de la table, mais Georg le tenait en place.

"Monsieur Kaulitz, utilisez-vous actuellement le patch appelée la Volonté ? Aussi connu sous le nom de Ridia ?"

Bill ouvrit la bouche puis la referma, embarrassé. "Uh ... ouais."

"Tandis que vous étiez inconscient, j'ai reçu un appel d'un de mes collègues de New York. Ce patch a été ôté du marché il y a deux ou trois mois, est-ce que vous étiez au courant ?" Bill secoua la tête. "La FDA* a constaté que le patch contenait quelques composants qui n'ont pas été divulgués lorsque le produit est passé devant la commission d'étude pour sa mise en vente libre. Deux à vrai dire. Un ½strogène synthétique agressif pour l'un. Une hormone de croissance pour l'autre. Ensemble et avec les autres produits chimiques faits pour supprimer le besoin de nicotine du cerveau, ce patch supprime accidentellement l'identité sexuelle de l'organisme. C'est plus compliqué que ça, mais l'essentiel est là. Depuis combien de temps utilisez-vous ce patch ?"

"Trois mois. Au moins ..." Chuchota Bill, son corps tremblait.
Ça ne pouvait pas arriver, ça ne pouvait pas être réel.

"Plus que ça Bill. Rappelle-toi, ça remonte à au moins cinq mois." Georg le regarda anxieusement.

"Ça ne peut pas faire si longtemps."

"Tu te souviens que David te l'a donné directement après que tu ais eu ce gros rhume ?"

"Ouais ..." Bill souffla, se demandant comment il avait pu autant mélanger les dates aussi stupidement.
"C'était il y a plus de cinq mois."

"Malheureusement c'est déjà plus qu'il ne faut de temps. Lentement votre corps a remplacé la testostérone par des ½strogènes et ce de manière si fulgurante à un point tel que personne ne peut l'imaginer."

"Mais je n'ai pas d'utérus." Lui rappela Bill, en colère. "Comment tout ça se pourrait-il ?"

"Le corps humain est une machine plutôt bien conçue ; quand il est en parfaite santé, il fera n'importe quel changement nécessaire afin de faciliter ce qu'il veut ou ce dont il a besoin. Vous êtes en excellente forme; votre corps travaille énormément. Il vous a littéralement construit un utérus."

"Je vais me transformer en femme ?" Demanda Bill terrifié.
Le docteur Santoro hésita avant de hocher la tête.

"Non, il ne semble pas que les niveaux d'hormone aient le dessus. L'½strogène a arrêté d'être agressif, mais il l'a suffisamment été dans votre organisme et pendant une période assez longue pour atteindre son but. Vous allez vivre une grossesse normale, ou plutôt aussi normale que nous sommes capables de l'attendre."

"Je veux avorter." Chuchota Bill, Georg en eu le souffle coupé.

"Bill, tu ne devrais pas en parler au père d'abord ?" Il fit un pas en arrière lorsqu'il croisa le regard du chanteur.

"Putain, ta gueule Georg. Juste ferme-là !" Cria Bill presque hystérique. Il mit sa main devant sa bouche et respira à fond. "Docteur, je veux avorter." Dit-il fermement.

"Je suis désolé monsieur Kaulitz, mais nous ne pouvons pas pratiquer un avortement comme ça. D'une part, nous ne les faisons pas ici, d'autre part, on ne peut pratiquer cette intervention seul, et il faut au moins deux avis médicaux, ensuite il faut attendre trois jours que le conseil rende sa décision. De plus, vous avez dépassé la date légale d'avortement."

"... Excusez-moi ?"

"Vous êtes au milieu de votre troisième mois. A une ou deux semaines près." Georg et Bill regardèrent tous deux son ventre.

"Impossible. Pour vous dire, j'ai perdu du poids et je suis tout maigre !" Dit-il en remontant son tee-shirt et en touchant son ventre pour démontrer que c'était vrai.

"Ce n'est pas inhabituel pour les gens naturellement mince. J'ai eu une patiente qui a commencé à prendre du poids seulement lors de son septième mois. Chaque organisme est différent." Tout le corps de Bill était engourdi, comme si rien de cela n'était tout à fait réel. "Monsieur Kaulitz, ici c'est une question de respect de la loi. Un avocat a discrètement travaillé pour d'autres hommes qui se sont trouvés dans cette même situation. Mon collègue m'a donné son numéro. Vous n'êtes pas seul." Il tendit une feuille à Bill. Georg dû la prendre car Bill regardait fixement le plancher, l'air abasourdi. "Je vais vous prescrire une vitamine prénatale, cela devrait vous aider à diminuer quelques symptômes de grossesse. Je suis désolé, mais il n'y a rien d'autre que je ne puisse faire."

Quand Bill releva les yeux, il était debout à l'extérieur, Georg se tenant à côté de lui prêt à le rattraper s'il s'effondrait sur le trottoir. Qui sait, il pourrait le faire. "Ça va aller Bill. Le docteur a dit que tu n'es pas seul."

"Je suis seul." Dit-il plaintivement. Tout cela semblait vraiment drôle, il y a juste un peu plus d'un jour tout était si différent, pensait-il mélancoliquement en fixant le bout de papier dans sa main. Georg secoua la tête, retournant Bill vers lui pour que celui-ci le regarde.

"Écoute-moi Bill, tu n'es pas seul ok ? Qui est le père ? Nous pouvons le traquer et une fois retrouvé lui casser la figure. Ça te fera peut-être te sentir mieux, ok ?"

"Oh mon Dieu ..." Bill pensa à Tom et frissonna. Personne ne devait jamais savoir que Tom était le père. Ils seraient séparés pour toujours et il savait qu'il ne pourrait pas vivre comme ça. Particulièrement maintenant.

"Bill, qui est le père ?"

"Je ne peux pas te le dire." Il secoua la tête quand Georg fronça les sourcils.

"Bien, si tu ne me le dit pas, peut-être que tu le diras à Tom. Il va vouloir botter le cul de celui qui t'as fait ça, je peux te l'assurer."

"Tom ne doit pas savoir." Bill secoua la tête rapidement, se battant avec la bile qui montait dans sa gorge. Il ne pourrait pas la retenir longtemps, il sortit de la prise de Georg pour courir dans les buissons, vomissant tout ce qu'il avait mangé aujourd'hui. Georg était debout sur le trottoir l'air maladroit, ne sachant pas quoi faire.

"Tom ne doit pas savoir." Répéta-t-il après avoir craché tout le goût acide de sa bouche. Bill vida son sac, recherchant un truc à la menthe. Il trouva un paquet de chewing-gum oublié, prit deux dragées dans sa bouche, sentant un début de mal de tête apparaître.

"Arrête Bill, c'est complètement idiot ce que tu dis."

"Non, personne ne doit savoir !" Il revint vers Georg. "Ça pourrait ruiner notre carrière !" Hurla Bill. Il s'agitait, passant une main sous ses cheveux, tirant d'un cou sec le patch encore au dos de son cou. Il le regarda méchamment et le jeta au sol, l'écrasant du bout de son pied dans l'asphalte jusqu'à ce qu'il ne soit presque plus visible. Il tapait du pied contre, tellement qu'il en perdait presque l'équilibre.

"Attention, tu risques de tomber." L'interpella Georg en lui saisissant le bras.

"Tu me traites déjà différemment." Dit Bill amèrement, essayant de ne pas pleurer.

"Uh ... désolé de te le rappeler, mais tu es différent." Bill lui lança un regard furieux quand le taxi arriva, mais il s'autorisa à être poussé à l'intérieur de la voiture.

Sur le chemin de l'hôtel personne ne dit un mot, Georg regardait par une vitre pendant que Bill regardait à travers une autre. Ses émotions étaient éparpillées et son cerveau tournait en boucle à 100 km/h. Bientôt, il se sentit de nouveau engourdit et il ne fût pas capable de respirer entièrement sans avoir l'envie de pleurer.

Alors qu'ils arrivèrent à l'hôtel, c'était comme si rien n'était arrivé. "Bill ..." murmura Georg quand il lui saisit le bras. "Tu ne peux pas ignorer ça."

"Regarde-moi." Dit Bill de manière hautaine, se redressant de toute sa hauteur, et bombant le torse.

"Bill !" Le chanteur se retourna brusquement et prit la direction de l'hôtel, laissant Georg sur le trottoir.

"Tom va me botter le cul quand il va découvrir ..." Dit-t-il amèrement, après que Bill soit rentré dans l'hôtel.




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* Food and Drug Administration, l'administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments. Cet organisme a, entre autres, le mandat d'autoriser la commercialisation des médicaments sur le territoire des États-Unis d'Amérique.

# Posté le vendredi 29 août 2008 10:19

Modifié le vendredi 29 août 2008 19:15